Politique et humour
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Mario large sourire aux lèvres me serre dans ces bras, Marcel , je savais que tu reviendrais, Félicité est avec toi, j’en étais sur , dit il enfin. Va pour Félicité, joli nom après tout. Mario en a la larme à l’œil, ce soir, vous resterez chez moi. Vous passerez votre première nuit d’hommes libres avec nous, Malvina, ma femme et moi. Nos enfants ne sont plus avec nous, ils sont au loin en liberté , et je compte sur vous pour leur portiez de nos nouvelles, je vous indiquerais comment vous pourrez les rejoindre.
Nous faisons nos emplettes, Mario pressé de nous présenter sa femme, Malvina, range son étal.
00h30 à ma nouvelle montre, un modèle ancien, sans pile, avec un remontoir mécanique. Mario nous conduit à travers la vieille ville vers ce qui ressemble à un pavillon de banlieue, comme j’en ai vu dans mes anciens films. Malvina est une petite femme, très brune, des filets argentés éclairent ses cheveux noirs. Elle nous prépare un repas frugal et nous conduit vers une chambre pour dormir, il est déjà tard. Mario nous a promis de nous donner les renseignements qui nous serons utiles dans notre périple. Notre disparition de la tour 121 passera sous silence comme ce fut le cas pour un bon nombre de Résidents de Droit dont nous n’avions plus de nouvelles.
Chutt Félicité dort déjà...
Liberté Jour2 7h00
Félicité ouvre ses yeux clairs sur une nouvelle journée, journée d’espoir. Un solide petit déjeuné, infusion et biscuits fait maison, Mario et Malvina ont bien installés leur refuge, des chaises et une table, un four à bois pour tout chauffage et pour la cuisson. Mario, sourires aux lèvres, nous retrouve, il tient à la main une boussole qu’il me confie, il m’explique, marchez vers l’ouest jusqu’à la mer, en suivant le fleuve dès vous l’aurez croisé, sur ce chemin vous rencontrerez des commerçants et des voyageurs, souvent des gens comme vous qui se sont échappés de leur tour pour vivre autrement, vous êtes, mes enfants l’avenir de la société, les tours se sont repliées sur elles même, des forteresses inutiles ou règne une société infertile, qui finira pour s’étioler, par sélection naturelle dirais je. N’ayez jamais peur, soyez prudent , restez ce que vous êtes, vous serez notre avenir.
Quand vous aurez atteint la mer, suivez la rive vers le sud, vous trouverez la chaleur et des conditions de vie moins pénible, vous pourrez pêcher pour vous nourrir, vous commencerez à cultiver, voici quelques paquets de graines qui vous permettons de récolter des légumes et des céréales, vous apprendrez à travailler la terre en l’écorchant à peine, la Grande Crise la mise en sommeil pendant des dizaines d’années, vous désherberez et planterez ensuite avant les pluies, puis vous verrez les pousses sortir de terre, au plus chaud soleil vous pourrez récolter et profiter de vos récoltes , conservez une partie des grains récoltés pour les planter à la prochaine saison, pour préparer une nouvelle récolte ainsi ira la vie en cette terre, comme faisaient nos anciens, bien avant la Grande Crise. Félicité écoute avec attention sachant qu’elle sera la gardienne de nos ressources. A moi les travaux agricoles et la pêche. Mario insiste pour nous garder quelques jours de plus chez lui. Il faut que nous apprenions à faire du wello, seule façon de rendre le trajet plus facile et plus rapide.