Politique et humour
Puis au détour d’une rue, nous voici arrivés sur une grande place, sur laquelle un bâtiment plus imposant se dresse, je crois distinguer des éclats de voix, des habitants se seraient peut être regroupés ici, je comprends quelques mots, ces gens parlent notre langue mais certains mots m’échappent, j’arrive cependant à décoder le sens général des interventions. Il s’agit de règlements et de nouvelles lois, il n’y a pas d’unanimité. Nous garderons Max à coté de nous, nous conservons nos sacs à dos, Félicité me prend la main et nous dirigeons sans crainte vers l’entrée de la bâtisse.
18h30
A mesure que nous avançons, les voix se font plus fortes, nous somme tombés au moment d’une réunion politique, il semble que tous les résidents du lieux se soient réunis et discutent à propos de règlements, de droits d’usage, et de la façon dont les travaux devraient être réalisés, agriculture peut être, élevage , pour l’instant, je n’arrive pas à cerner le réel sujet des palabres.
Se trouvent réunis une cinquantaine de personnes, hommes et femmes, quelques enfants, elles sont assises sur des bancs en bois, au fond de la salle une estrade sur laquelle trône un bureau. Il sert de pupitre, nous sommes restés cachés à l’entrée pour écouter la discussion et sentir le ton des débats. Rien d’alarmant pour l’instant, il semble que cette population soit pacifique et cherche par ce débat sur l’organisation à améliorer le vie de tous, une démocratie peut être. Max s’est couché à nos pieds, il ne présente pas de signe d’inquiétude. Puis, le silence s’installe, alors nous décidons de pénétrer dans la salle.
Notre arrivée provoque la stupeur des résidents, la peur peut être, puis tous viennent nous entourer, pas le moindre signe d’hostilité, mais beaucoup de curiosité, tous nous parlent en même temps, ils posent des questions d’évidence, d’où venons nous, qui sommes nous et pourquoi sommes nous ici. Félicité me tient fermement la main, personne ne la lui fera lâcher, Max montre les dents à chaque fois que quelqu’un s’approche trop près de nous.
Je décide que nous devons nous diriger vers l’estrade, alors, les résidents s’écartent pour nous laisser passer, Max marche à coté de Félicité, nous montons tous les trois sur l’estrade, je dois prendre la parole pour répondre à leurs questions, expliquant succinctement qui nous sommes, d’où nous venons, et comment nos pas nous ont amenés jusqu’ici pour échapper à la vie des tours. Notre histoire ne semble pas les surprendre, nous sommes dans un village dont les habitants sont tous issus des tours, des Récalcitrants, des amoureux de la Liberté.