Politique et humour
Voyage jour 1
8h00
Il fait très doux, Malvina nous a préparé de quoi nos restaurer avant notre départ, nous sommes prêt à affronter l’inconnu, Félicité a préparé nos sacs, nous savons rouler sur nos wellos, et c’est là le principal, Mario nous a prévenu, méfiez vous de tous ceux que vous rencontrerez, éviter les axes routiers, bien sur, il n’y a pas de véhicules, mais ces grandes routes attirent voyageurs et brigands. Rester sur des petits chemins, vous trouverez des maisons abandonnées dans lesquelles il vous sera possible de vous abriter la nuit. Puis, vous pourrez vous y installer quelques jours pour trouver un peu de repos avant de poursuivre notre chemin vers l’ouest en ensuite vers le sud. Les adieux sont émouvants mais, il est temps de partir, nous allons quitter la périphérie des tours pour vivre la vraie vie et pas celle que nos aînés nous ont construits à l’abri du monde vivant , à l’abri des risques, nous ferons connaissance avec la nature et nous y fondre.
Alors chargés chacun d’un sac de survie, nous partons tous les deux vers l’ouest, vers le soleil couchant, Mario nous a confié une boussole qui nous aidera à nous guider. Je transporte aussi le petit matériel de première nécessité, de quoi réparer nos machines, et de quoi panser les petites blessures, nous avons été vaccinés contre presque toutes les maladies connues lorsque nous étions encore bébés. A nous la route et les chemins, que l’aventure continue .. je regarde Félicité, je lis dans ses yeux la joie de partir vers d’autres contrées et d’essayer de se construire une vie nouvelle loin de lois absurdes.
12h00
Cela fait quatre heures que nous roulons sur une toute petite route, les champs ne sont plus cultivés depuis longtemps de temps à autre nous dépassons une maison délabrée, vide depuis longtemps, des arbustes se sont mis à pousser dans les prairies, je reconnais les paysages de la campagne grâce aux films anciens que j’avais pu regarder. La nature a repris tous ses droits et tout son territoire, personne ne vient entretenir chemins, routes et prairies. Nous n’avons pas encore osé nous aventurer dans l’une de ces maisons, il est prudent de suivre les conseils de Mario que nous avons quitté ce matin, nous roulons vers l’Ouest.
Nous avons emporté avec nous de quoi boire, et bientôt , il nous faudra nous arrêter pour trouver de l’eau fraîche pour étancher notre soif, la route est relativement plate, bordée d’arbres, nous offrant une ombre bienfaitrice. Nous roulons sans précipitation, nous roulons à notre rythme, nous n’avons rencontré personne, c’est mieux ainsi. Nous avons de la chance, l’air de la campagne est doux, les routes ne sont pas en bon état, l’asphalte s’est désagrégé pour laisser place à des gravillons et des trous assez profonds que nous devons éviter. Nous roulons quand c’est possible cote à cote, afin de pouvoir discuter sur les différentes options que nous devons prendre, quelle intersection choisir à chaque croisement.
Nous décidons que nous arrêterons dès que nous trouverons une nouvelle bâtisse au bord de la route. Enfin, au loin, on distingue un toit, sans cheminée, celle ci a du tomber, lors des tempêtes provoquées par le réchauffement climatique. Nous cachons nos montures dans un taillis. Je prends à tout hasard, un gourdin, Félicité imite mon geste et nous voici parti en patrouille vers cette maison abandonnée. Un chemin étroit subsiste pour tout accès, c’est une maison de pierre, basse et très longue, les fenêtres sont encore closes par de lourds volets de bois, au fond de l’esplanade d’accès, on découvre une grande bâtisse, un hangar sans doute pour ranger pour le matériel agricole, tracteur et autres véhicules, peut être aussi une étable qui servait à abriter les animaux d’élevage. Au centre de l’esplanade un puit.