Politique et humour
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Il fait gris, toujours gris, le nuage de pollution survole la ville, le rayon de soleil se fait rare, seules les campagnes sont redevenues propres grâce aux efforts de quelques résidents qui y subsistent difficilement, ceux ci pratiquent encore , en marginaux, un art ancestral, l’agriculture à visage humain, sans pesticides ni engrais , mais c’est interdit, des lois ont été promulguées pour combattre ce procédé, il empêchait l’industrie chimique de prospérer, il fallait à tout prix respecter le Boulot des Résidents de Droit, et puis le monde devait être repeint en vert, redonner à la nature son vrai visage.
Des programmes de télévisions nous montrent tous les soirs, pour tout repos des images de la nature qui s’est reconstituée grâce à nos efforts. Des images prises par des équipes de surveillance du Bien Naturel, organisme crée en 15 pour lutter contre la catastrophe climatique , qui sont diffusées en boucle.
La forêt à repris les surfaces de terre laissées l’abandon par les anciens cultivateurs. La Grande Crise de 09, crise écologique et crise économique confondues a bouleversé la vie des Résidents de Droit , elle a permis à de nombreux Résidents de Non Droit de venir s’établir et s’entasser autour des villes.
Les pôles emplois sont devenus des zones industrielles, ils étaient auparavant l’organisation de lutte contre le chômage, ils sont devenus le fief des responsables des chômeurs, organisant des manifestations regroupant ainsi les travailleurs et employés auparavant appelés forces vives de la nation, libres et disponibles, puis à force de contestations, de provocations voire de subversions, les Résidents de Droit se sont désintéressés de leur sort. Le pouvoir les a laissé pratiquer dans l’ombre tous les trafics qui pouvaient leur permettre de survivre, générant ainsi une activité économique souterraine dont le Conseil de Direction de la Nation pouvait tirer profit, évitant ainsi la prise en charge de cette population officiellement inactive.