Politique et humour
Le chancelier Scholz rencontre Xi Jinping pour « développer davantage » la coopération économique entre l’Allemagne et la Chine.
Cette visite très controversée à Pékin intervient dans un contexte de défiance croissante de l’Occident face au régime autoritaire chinois. Le dirigeant allemand a promis d’aborder les « sujets difficiles ».
« Avec son voyage en Chine, le chancelier poursuit une politique étrangère qui conduit à la perte de confiance en l’Allemagne chez nos partenaires les plus proches », a fustigé un député de l’opposition, Norbert Röttgen, déplorant « une démarche solitaire ».
Et même au sein de la coalition gouvernementale, les avertissements sont de mise : la ministre des affaires étrangères, l’écologiste Annalena Baerbock, a exhorté à « ne plus dépendre d’un pays qui ne partage pas nos valeurs », au risque de se rendre « politiquement vulnérables au chantage ».
Or quelques jours avant le voyage, le chancelier allemand a autorisé une prise de participation chinoise dans le terminal portuaire de Hambourg. Washington a d’ailleurs fait pression sur Berlin pour limiter la part cédée au groupe Cosco. ( Le Monde )
La Chine attend de l’Allemagne plus de coopération de l’UE avec la Chine et de retrouver des relations commerciales plus ouvertes malgré le durcissement de la Chine vis à vis de Taïwan, de Hong Kong, l’accés au marché chinois est réduit par la politque zéro Covid menée par la Chine. La prise de participation de la Chine dans le terminal portuaire de Hambourg n’est pas un signal satisfaisant vis à vis de l’UE, c’est donner à la Chine une position commerciale trop puissante et se rendre politiquement vulnérable au chantage.
L’Allemagne a eu du mal à se défaire de sa dépendance énergétique à la Russie, la voici désormais dépendante à la Chine pour son trafic maritime et son commerce extérieur