Politique et humour
La basse cour est sous le contrôle de l’animal tricolore, prenant de la hauteur au dessus de ses congénères, il chante fort , perché sur ton tas de fumier. Il se dit garant de la sécurité des êtres vivants du domaine sans jamais leur avoir posé la moindre question à ce sujet . Il se donne des airs royaux, son plumage le distingue des autres animaux de la ferme, le taureau paisse tranquillement, au milieu du trèfle, des œillets et des roses, des chardons qu’il évite de piétiner, cet animal puissant ignore l’œil du gallinacé, lequel est le seul à croire à sa grandeur.
Le stupide bariolé, les pieds dans la fange ne soupçonne même pas que dans le ciel l’œil perçant plane l’aigle qui surveille les faits et gestes de chacun, celui ci sait ou chacun cache sa nourriture et ses biens, il devine les petits secrets, les rencontres et les entrevues entre chaque êtres de la basse cour., il entend la cacophonie des intérêts particuliers de chacun.
L’aigle pourrait fondre sur tout ce qui vit dans la basse cour, mais cela mérite t il cet effort ? Il est bien plus judicieux de regarder le stupide gallinacé essayer de maintenir un pouvoir qu’il n’a jamais eu et de le laisser croire à sa propre grandeur, un jour ou l’autre à force de se redresser sur ses ergots, il finira par glisser de son tas de fumier , alors l’aigle viendra à sa hauteur pour lui montrer son existence et lui signifier que désormais il lui faudra de compter avec sa présence lui, pauvre bête qui malgré ses plumes n’a jamais su voler.
Le coq ne deviendra jamais aigle, dusse t il prendre des cours de maintien, il doit se contenter d’être ce qu’il est , et cela l’enrage…
N’est pas aigle qui veut , il faut accepter ce que la nature vous a offert , rester coq n’est déjà pas si mal, et humblement exister, c’est là la leçon que l’aigle semble vouloir lui donner.