Politique et humour
Hongkong, vingt-cinq ans après la rétrocession à la Chine : de l’Etat de droit à l’état de peur
L’ex-colonie britannique, rétrocédée à la Chine en 1997, subit une sévère reprise en main politique, sociale et économique par Pékin. En quelques années, elle a perdu son identité et, avec elle, ses rêves d’autonomie.
Autant d’atouts qui ont participé à hisser Hongkong, en 2019, pour la vingt-cinquième année consécutive, en tête du palmarès des « économies les plus libres » de la planète. Autant d’attributs censés perdurer, au moins jusqu’en 2047. Lors du processus de rétrocession de Hongkong à la Chine par le Royaume-Uni, entamé en 1984 et finalisé en 1997, Deng Xiaoping s’était en effet engagé à appliquer le principe « un pays, deux systèmes » sous-tendu par la promesse que « rien ne changerait pendant cinquante ans » dans le « système » de Hongkong. A l’époque, le leader chinois avait même ajouté qu’il ne voyait pas pourquoi ce statut d’autonomie ne pourrait pas se poursuivre par la suite…
force est de constater que Hongkong est métamorphosé : le sentiment de liberté voire d’insouciance politique y a cédé la place à une forme de terreur latente, où sont pesés chaque acte et chaque mot, en public, au travail, sur les réseaux sociaux et même en privé – car la délation s’est parfois infiltrée jusqu’au sein des familles. ( Le Monde )
il n’est pas possible de faire confiance à la Chine, a t’elle eu peur de Hong kong au point de ne pas respecter l’accord signé avec les britanniques. La peur de montrer aux chinois l’écart qu’il existe entre l’Europe et la Chine dotée d’un gouvernement ou la liberté n’existe pas ou reste une illusion. Ces pauvres chinois vivent dans un pays gangrné par l’autoritarisme pour ne pas dire la dictature. Le pire de la vie sociale désormais vécue à Hong Kong est vue vue comme une victoire par Pekin. Pas de quoi être fier. On comprend mieux la réticence de Taïwan.