Politique et humour
Le patronat veut profiter de la crise sanitaire et économique pour pousser le gouvernement et Bruxelles à revoir leur réglementation dans plusieurs domaines, comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre et les avancées sur l’économie circulaire en faveur d’une gestion durable des ressources.
Ces règles peuvent, selon l’AFEP, « représenter un frein pour sortir de la crise économique », notamment en mobilisant des « ressources importantes au sein des entreprises » qu’il faudrait utiliser autrement. Ce qui incite le puissant lobby patronal (78 % de la capitalisation du CAC 40), dans une note révélée par le site Contexte et dont Le Monde a obtenu une copie, à demander la suspension de plusieurs avancées récentes concernant l’environnement. ( Le Monde )
Le patronat n’a désormais plus aucune retenue, avec pour gros prétexte , relancer l’économie et faire à nouveau rouler le plus tôt et le plus vite possible la machine à bénéfices sans tenir compte de rien d’autre que des valeurs des actions côtées en bourse. Le réchauffement climatique est une donnée négligeable tout comme la bio diversité. Cela faisait quarante ans que ces messieurs cassaient la planète, alors un dernier sprint pour s’assurer richesse et pouvoir après la pandémie et avant le désastre écologique se mettre à l’abri et attendre en toute sérénité que la nature reprenne ses droits grâce aux coffres fort plein à craquer que les gueux honteusement exploités finiront de charger.
Nous risquons de trouver l’après pandémie plus néolibérale qu’avant l’arrivée du virus et dont chacun peut voir les prémices avec les encouragements de Trump à lutter contre le confinement pour le plus grand bien de son économie dans des états gouvernés par des démocrates. La droite et son expression américaine se retrouve bien dans le comportement affiché du Médef.
Citoyens de sérieux problèmes nous attendent.