Politique et humour
Guerre en Ukraine : l’Union européenne annonce des sanctions « massives » contre la Russie mais déçoit certains Etats membres
Le deuxième train de mesures approuvé jeudi soir et qui devait être officiellement entériné vendredi 25 février, vise les technologies fondamentales, l’accès aux marchés de capitaux, l’énergie et l’aviation.
L’ensemble adopté par des Européens voulant offrir un front uni suscitera le débat. Comme le paquet qui avait été adopté lundi et visait, pour l’essentiel, des députés, des banques, et la capacité de la Russie à accéder aux marchés de capitaux et aux services financiers européens.
Le deuxième train de mesures, approuvé jeudi soir, et qui devait être officiellement entériné vendredi, est censé faire souffrir davantage l’agresseur de l’Ukraine, à court et moyen terme. « On va faire en sorte que l’industrie russe ne puisse plus se procurer les composants électroniques et les logiciels dont elle a besoin. Elle a des stocks mais, à terme, ce sera massif », commentait un diplomate. Les exportations de biens à double usage (civil et militaire) et de technologies fondamentales (informatique, télécommunications, électronique, lasers, senseurs…) seront sévèrement contrôlées. ( Le Monde )
Il y aura une nouvelle de sanction notamment l’impossibilité d’utiliser le réseau Swift
Le plan vise aussi à restreindre encore l’accès au marché de capitaux pour empêcher le refinancement de la dette russe. Des mesures couvrent également les secteurs de l’énergie et du raffinage, de l’aviation et des banques (70 % du secteur seraient désormais concernés).
Au menu, également, un gel des avoirs, le blocage des visas et des interdictions de voyage en Europe pour une série de personnalités.
Il s’agit d’un premier volet de sanctions, la Pologne voulait se monter beaucoup plus sévère. Un groupe de pays était moins sévère voulant garder un canal de communication afin de pouvoir faire négocier un cesser le feu. l’Allemagne, l’Italie, la Hongrie, Chypre – étaient partisans d’une approche « graduelle » et ont imposé leur point de vue. « Il est très important (…) que nous gardions tout le reste pour une situation où il serait nécessaire de faire d’autres choses », déclarait le chancelier allemand Olaf Scholz, provoquant une certaine incompréhension.