Politique et humour
Afghanistan : le Royaume-Uni se découvre trop dépendant des Etats-Unis
Les députés s’indignent du manque de capacité du Royaume-Uni à agir seul, même après le Brexit, alors qu’ils ne voulaient pas se retirer d’Afghanistan et sont pris de court par le retrait précipité des Américains.
L’ancienne première ministre Theresa May est montée au créneau pour attaquer son successeur, Boris Johnson. « Qu’est-ce que ça dit de notre pays ? Qu’est-ce que cela dit de l’OTAN, que nous soyons entièrement dépendants d’une décision unilatérale des Etats-Unis ? » Mme May souligne que les rêves de « Global Britain », ce slogan esquissant un Royaume-Uni influent dans le monde après le Brexit, semblent être bien loin des réalités. « C’est un échec majeur de la politique étrangère britannique. Où est “Global Britain” dans les rues de Kaboul ? » « Où est décidée notre politique étrangère ? Ici ou à Washington ? », a renchéri Tobias Ellwood, un autre député conservateur. ( Le Monde )
Le jugement sévère de Theresa May est très critique de la politique étrangère menée par le premier ministre britannique à l’occasion du départ obligé d’Afghanistan des troupes britanniques suite au retrait américain.
Un rappel sans fioritures des effets du Brexit réclamé, largement négocié et défendu par BoJo et auquel les britanniques doivent faire face. Avant le Brexit la politique étrangère britannique était en accord avec celle de l’UE qui était négociée avec les partenaires de l’union. Désormais cette politique étrangère est décidée à Washington en ce qui concerne l’Afghanistan.
Un dur rappel de la réalité britannique, celui des faibles moyens dont dispose le gouvernement britannique désormais.