Politique et humour
La vente de 80 Rafale aux Emirats arabes unis, un contrat aux multiples retombées
Avec un carnet de commandes rempli pour les dix prochaines années, l’avionneur français pourrait profiter de cet accord historique pour tenter de retarder la mise en œuvre du futur avion de combat européen.
Les retombées de cet accord profitent aux acteurs de la négociation, la Direction générale de l’armement, l’armée de l’air, et les trois industriels du Rafale, Dassault Aviation, en tant que maître d’œuvre, Safran, pour la motorisation, et l’équipementier électronique Thales. Sans oublier le fabricant de missiles MBDA.
Ce contrat permet d’assurer le programme français d’équipement aérien, les Emirats ayant commandé la version la plus élaborée du Rafale, le standard F4, qui équipera l’armée de l’air et la marine nationale. En ajoutant les ventes, cette année, à l’Egypte et à la Grèce, la production est garantie pendant au moins une dizaine d’années. La part des commandes françaises – 192 appareils sur 404 avions neufs en carnet.
Français, Allemands et Espagnols sont à nouveau réunis pour concevoir l’avion qui succédera au Rafale et à l’Eurofighter vers 2040. Lancé en 2017, le programme SCAF – le « système aérien de combat du futur » – avance lentement, les discussions étant parfois tendues. Dans ce cadre, le projet de chasseur de nouvelle génération porté par Paris a suscité des réserves à Berlin. Côté industriel, Dassault en est le maître d’œuvre et n’entend pas partager les compétences comme Airbus le souhaite. Un accord devrait être signé prochainement pour la fabrication d’un avion démonstrateur. ( Le Monde )
Un retard est sur le développement de ce nouvel appareil européen est à attendre, car les marchés signés sont prioritaires, puis rien n’empêche d’espérer la vente de nouveaux Rafales pour de nouveaux acheteurs ou pour des pays voulant étoffer leurs forces aériennes. Le programme SCAF sera certainement retardé au profit des constructeurs américains.