Politique et humour
Entre Brexit et Covid-19, le Royaume-Uni en pénurie d’essence.
Le pays manque de camionneurs pour transporter le carburant. Le gouvernement de Boris Johnson est contraint d’ouvrir les visas aux conducteurs étrangers, contrairement à la promesse faite lors de la sortie de l’Union européenne.
Il s’agit d’un revirement politique complet. Depuis des mois, le premier ministre se refusait obstinément à faire appel à l’immigration. Son électorat, qui a notamment voté pour le Brexit afin de réduire le nombre d’Européens vivant au Royaume-Uni, risquait de mal le prendre. Le gouvernement expliquait que l’objectif de sa politique était d’augmenter les salaires pour la main-d’œuvre locale. Selon Grant Shapps, le ministre des transports, le Royaume-Uni dépend « depuis trop longtemps de travailleurs européens, souvent de l’Est, qui affaiblissent le marché local ». Les statistiques vont dans son sens : sur les trois mois de mai à juillet, les salaires britanniques ont augmenté entre 3,4 % et 4,6 %. ( Le Monde )
Cette augmentation n´est pas suffisante, le gouvernement britannique va recourir à l’immigration pour permettre au transport routier de fonctionner correctement ce qui n’est plus le cas depuis le Brexit violemment défendu par l’actuel premier ministre. Comme quoi cet homme s’est encore planté dans ses options politiques.
Le problème reste la confiance des candidats à l’immigration peuvent accorder à l’honnêteté des offres du gouvernement britannique.