Politique et humour
Etat de droit : les Européens se préparent à sévir contre la Pologne
« Nous ne laisserons pas nos valeurs communes être mises en danger », a mis en garde sa présidente, Ursula von der Leyen, devant les eurodéputés. Le premier ministre polonais a dénoncé le « chantage » de Bruxelles.
« Nous ne laisserons pas nos valeurs communes être mises en danger. La Commission agira », a affirmé Ursula von der Leyen devant les eurodéputés réunis à Strasbourg, mardi 19 octobre. Le message de la présidente de l’exécutif communautaire s’adressait à Varsovie, après une décision du Tribunal constitutionnel polonais du 7 octobre contestant la primauté du droit européen sur le droit national. ( Le Monde )
Les polonais connaissaient en voulant accéder à l’UE et au marché unique cette suprématie des droits européens aux droits nationaux. L’UE ne peut admettre aucune transgression de nos valeurs comme celle de l’état de droit.
La réponse européenne à cette situation passe par de sanctions économiques en attendant un changement de comportement du gouvernement polonais.
Le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a déjà annoncé à son Parlement, le 12 octobre, qu’à l’occasion du Conseil, il appellerait « la Commission à ne pas approuver le plan » de relance polonais, tant que la situation n’aura pas évolué. La Belgique et le Luxembourg sont également sur une ligne dure. « L’Europe ne survivra pas si l’Etat de droit tombe, c’est clair », a averti Jean Asselborn, le chef de la diplomatie luxembourgeois, mardi. Avant d’ajouter : « Aucun Etat membre n’est indispensable. » ( Le Monde )
La porte de sortie de l’UE est toujours ouverte, le gouvernement polonais s’est installé devant et ne semble pas en être conscient.