Politique et humour
Le gouvernement fait un geste envers les syndicats dits réformistes. Dans un courrier adressé, samedi 11 janvier, aux partenaires sociaux, le premier ministre, Edouard Philippe, se dit « disposé à retirer » l’âge pivot fixé à 64 ans en 2027 du projet de loi sur la réforme des retraites. L’objectif d’une telle mesure est de faire travailler les actifs plus longtemps afin de remettre les comptes dans le vert. Le texte envoyé au Conseil d’Etat permet de régler ce paramètre pour qu’il entre en vigueur dès 2022 à 62 ans et quatre mois et atteigne progressivement 64 ans en 2027. Une disposition rejetée par l’ensemble des syndicats et dont la CFDT a fait sa ligne rouge. ( Le Monde)
Le premier ministre a montré ses limites en n’intégrant pas rapidement une demande des syndicats réformistes , 38 jours de réflexion lui ont été nécessaire avant de ranger l’âge pivot de son système de retraite dont personne ne voulait. Grandiose bêtise d’un gouvernement et volonté scandaleuse de jouer au pourrissement d’une situation qui devenait chaque jours plus explosive pour tous , les grévistes et les voyageurs. Tout ce temps perdu pour au final perdre la face en opérant ce retrait afin d’ouvrir des discutions avec les syndicats.
L’avenir de ce premier ministre devrait se situer dans des postes de moindre pouvoir. Les dégâts de notre économie lui sont imputables , sa responsabilité est engagée pour ne pas avoir senti qu’il ne pouvait pas rompre les accords syndicaux contre cette disposition d’âge pivot , plus de réalisme aurait permis de calmer les esprits en commençant par le sien.
Le nouveau monde devra faire le nécessaire pour essayer de sauver ce qui reste de son quinquennat surtout que pour l’instant l’universalité de la retraite à points est désormais un ensemble de spécificités un peu comme l'étaient les régimes spéciaux .