Politique et humour
La Chine tente de prendre le contrôle d’entreprises européennes de semi-conducteurs, y compris en France
Pékin, en retard dans ce domaine crucial, se dissimule derrière un fonds d’investissement présenté comme indépendant mais en réalité très liés à l’Etat.
UnitySC, discrète et peu connue, ne réalise pour l’instant que 25 millions d’euros de chiffre d’affaires par an, mais pourrait connaître un bel avenir. Grâce à son centre de recherche dans la « mini-Silicon Valley » de Grenoble, elle a mis au point une technologie de contrôle-qualité des galettes de silicium sur lesquelles sont gravés les circuits intégrés. Celle-ci est prometteuse, avec la miniaturisation croissante des semi-conducteurs.
Wise Road Capital n’en est pas à sa première acquisition en Europe. Selon le quotidien South China Morning Post, plusieurs centres de recherche ou de production tombés dans son escarcelle ont été transférés vers la Chine. Un mois à peine après son rachat, l’entreprise singapourienne United Test and Assembly Center (UTAC) a annoncé la construction d’une usine dans la province chinoise de Shandong (nord-est). L’allemand Huba Control, acquis un mois plus tôt auprès de Siemens, a connu le même sort. Une partie de sa production a été relocalisée dans la province du Sichuan (ouest). ( Le Monde )
Soyons vigilants, il n’est pas question de tomber dans les travers de certains de nos dirigeants de vendre notre maîtrise technologique dans le domaine des semis conducteurs. La maladie du gain immédiat détruit de façon dramatique nos capacités d’évolution et de progression. Nous devons défendre jalousement nos acquis en rappelant à tous qu’ils ne sont pas à vendre.