Politique et humour
Faillites d’entreprises : une lanceuse d’alerte dénonce le scandale des milliards envolés
A la tête de l’Agence de garantie des salaires, qui permet aux employés des sociétés en redressement de continuer à être payés, Houria Aouimeur a dénoncé des dérives de l’ancienne direction et de mandataires judiciaires. Elle est menacée de licenciement.
Précision essentielle : l’AGS n’est pas directement en contact avec les salariés. Ce sont les 300 mandataires judiciaires répertoriés en France – accompagnés d’une cohorte d’avocats, d’experts et de conseils en tout genre – qui touchent les fonds, qu’ils sont ensuite chargés de redistribuer aux salariés. Le « marché » des entreprises défaillantes est, selon la formule de Mme Aouimeur, « un gigantesque fromage ». Qui attise les convoitises. Au point, assure-t-elle en substance, d’être le théâtre de nombreuses dérives. Financée par les cotisations patronales, l’AGS a versé, sur les treize dernières années, 24 milliards d’euros.. ( Le Monde )
L’organisation des aides offertes par l’AGS permet aux professionnels chargés de distribuer ces aides de se servir en toute impunité. Les fonds sont certainement préemptés par ces professionnels malhonnêtes. Il n’est pas étonnant que la lanceuse d’alerte se soit mise en danger devant la rapacité de ces professionnels. Le fonctionnement de distribution des aides devrait etre revue et confiée à un oganisme de l’état afin de l’isoler de ces professionnels habitués à se servir d’abord.