Politique et humour
Les « Uber Files » montrent à quel point Emmanuel Macron a été, à Bercy, plus qu’un soutien, quasiment un partenaire. Un ministre qui suggère à Uber de transmettre des amendements « clés en main » à des députés amis ; un ministre qu’Uber France n’hésite pas à solliciter en cas de perquisition dans ses locaux ; un ministre qui, ce 1er octobre 2014, « s’excuse presque » de l’entrée en vigueur de la loi Thévenoud, d’après un compte rendu du rendez-vous écrit par le lobbyiste Mark MacGann pour ses collègues anglophones. D’après ce message, M. Macron aurait affirmé vouloir aider Uber à « travailler autour » de cette loi. ( Le Monde )
Quand on manque à ce point de fidélité à sa tâche, protéger notre économie contre les dérives ultra libérales surtout lorsqu’on est qu’un simple ministre. On comprend que certaines sanctions doivent être prises quitte à faire de la peine au président en excecice. Il y a des erreurs qui sont impardonnables et qui s’appelleraient sur le plan militaire par des relations avec l’ennemi, trahisons pire que l’espionnage.
Cet épisode ne grandira pas l’image de notre président, il lui sera difficile de retrouver la confiance des citoyens. Cet défaillance morale de cet individu va certainement compliquer sa tâche de président. Il ne pourra s’en prendre qu’à lui même. Les français ont tiré le mauvais numéro, mais y en avait il un bon ?