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Politique et humour

Le bonimenteur de Rodez

Problème : si la « marchandise » qu’il doit vendre n’est pas encore avariée, elle sent déjà le roussi. Elle a des relents de catastrophe annoncée. L’affaire de la réforme « révolutionnaire » des retraites, si belle sur le papier, si universelle, si juste, si égalitaire vue de loin apparaît, examinée à la loupe, de plus en plus pour les Français comme un attrape-nigaud, un trompe-l’œil. Comment, alors que le très sioux Jean-Paul Delevoye, désormais membre du gouvernement, négocie avec les partenaires sociaux depuis deux ans, en est-on arrivé à un tel degré d’incompréhension dans l’opinion ?

Telle est la question , comment faire croire aux français que la solution proposée est la meilleure alors que tous ne s'y retouvent pas. La durée de cotisation sera plus longue , la date du départ en retraite retardée , les régimes spéciaux seront respectés d'une façon ou d'une autre par le nombre de points ou leurs valeurs. Le rêve présidentiel est une gageure , un argument électoral et n'a aucune emprise sur la réalité en considérant la levée de boucliers des employés de la SNCF, de la RATP , de la police nationale , des pompiers et bien d'autres services publics tels que la santé . La fronde risque de se coaguler avec le mouvement des gilets jaunes qui semble être toujours actif .

Ce nouveau monde va connaitre des moments difficiles et on peut se demander comment Jupiter pourra se sortir de l'épineuse situation qu'il a créé . 

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L
Une entourloupe !
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B
en tant que fonctionnaire, je n'ai guère d' augmentation de ma pension et ceux depuis des années. les gens sont contre toute réforme. difficile 'avancer quand on ne tente rien. c'est comme dans la vie.. bise de bon dimanche
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L
Excellente question. N'ayant pas encore réfléchi à la question, je n'ai pas de réponse. En revanche, j'ai la certitude que certaines choses vont tourner à l'aigre, justement parce que ces réformes (qu'on dit nécessaires, mais dont on n'a pas encore démontré la pertinence) ne sont pas comprises, ni entendues. La pédagogie, je le répète, n'est pas le point fort des énarques auxquels on n'a enseigné que de grands schémas qui n'ont pas évolué depuis la création de leur école. Il me semble qu'avant de vouloir réformer les retraites, il conviendrait de revisiter le programme de l'ENA et de le modifier en profondeur;<br /> Si j'en crois la manière dont les points attribués aux fonctionnaires (ils sont évolutifs), ils n'augmentent que lorsque le salaire évolue. En revanche, si un fonctionnaire est à temps partiel (ex : 3/4 de temps et reprend un temps plein et donc perçoit un plein salaire) les points acquis évoluent lentement. mais quand il a augmentation du temps de travail, si la première année de cette augmentation, les points augmentent, mais l'année suivante les points acquis baissent. Il faut noter que le point acquis est variable, quelle que soit la période (ou l'année) : il grimpe pour baisser ensuite (véridique). Une méthode étrange n'est-ce-pas ? Alors, je crains que, pour les futurs retraités (dont les retraites ne sont plus  - et ne le seront sans doute plus -  indexées sur le coût de la vie), la note ne soit salée : la variation du point ne leur apportera pas de sûreté de la retraite qui évoluera en fonction des points. Magique, non ?<br /> Je n'ai pas encore compris cette équation : pour 100 euros cotisés, il sera versé environ 1 euro, voire 1,50. Je vais devoir poser des questions au fraîchement nommé ministre des retraités...
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