Politique et humour
« Uber Files » : du Parlement aux ministères, le lobbying tous azimuts d’Uber pour se faire accepter en France.
La société californienne a déployé des moyens considérables, entre 2014 et 2016, pour convaincre élus et services de l’Etat de déréguler en sa faveur l’activité des VTC.
Les dirigeants d’Uber, avec l’aide du cabinet de lobbying Fipra, ébauchent une stratégie pour approcher toutes celles et tous ceux qui pourraient appuyer sa cause. « Fonction », « pertinence pour Uber », « résumé des contacts », « prochaines étapes » : chaque profil fait l’objet d’une approche sur mesure. La société s’attache à « travailler massivement l’écosystème d’alliances (…) en parallèle du travail de conviction effectué auprès des cabinets ministériels et de leurs administrations », comme le détaille dans un e-mail un lobbyiste d’Uber en France qui déclarait, au moment de son embauche, être « prêt pour le combat » !
Le groupe américain a rémunéré des experts, dont les économistes français Nicolas Bouzou et Augustin Landier, pour réaliser des études sur mesure et prendre sa défense dans les médias. ( Le Monde )
Pour plus d’efficacité Uber est allé frapper à la porte du ministre Macron à Bercy . Des documents internes à l’entreprise, analysés par « Le Monde », montrent comment, entre 2014 et 2016, le ministre de l’économie a œuvré en coulisse pour la société de VTC, qui tentait d’imposer une dérégulation du marché et affrontait l’hostilité du gouvernement. Celui qui devenu président s’est bien gardé de nous conter cette histoire avant de se présenter aux élections présidentielles, ce qui lui aurait certainement pas facilité la tâche. Je me demande qu’à t’il gagné dans cette scabreuse histoire.