Politique et humour
Le président français, Emmanuel Macron, qui a dénoncé l’ingérence de groupes djihadistes dans le conflit du Haut-Karabakh, va appeler le président turc, Recep Tayyip Erdogan, pour lui réclamer « des explications », a-t-il annoncé vendredi 2 octobre, appelant l’OTAN à « regarder en face » les actions d’Ankara, membre de l’alliance.
« Selon nos propres renseignements, 300 combattants ont quitté la Syrie pour rejoindre Bakou en passant par Gaziantep [Turquie]. Ils sont connus, tracés, identifiés, ils viennent de groupes djihadistes qui opèrent dans la région d’Alep », a-t-il dit à la presse lors du sommet de l’Union européenne à Bruxelles. « D’autres contingents se préparent, à peu près de la même taille (…) Une ligne rouge est franchie (…), c’est inacceptable », a averti le président français. ( Le Monde )
Le comportement de la Turquie pose des problèmes à la fois avec la Grèce pour des raisons d’accès à des ressources gazières, de plus ce pays intervient dans le conflit du Haut-Karabakh. Ce constat a aussi été fait par la Russie qui entretient de bonnes relations avec les pays de cette région, l’Arménie l’Azerbaïdjan et le Haut-Karabakh.
Le membre de l’OTAN qu’est la Turquie ne peut intervenir en laissant passer des mercenaires syriens à sa frontière pour aller se joindre au conflit armé du Haut-Karabakh peuplé d’arméniens, une région qui appartenait à l’Azerbaïdjan devenue indépendante en 1991. La rancoeur de la Turquie contre l’Arménie explique cette ingérence, aider l’Azebaïdjan contre les arméniens n’est que la continuité d’une politique dont on a connu les effets.