Politique et humour
Projet Pegasus » : quand la dérive devient la norme.
Editorial. Les révélations publiées au long de cette semaine par « Le Monde » et seize rédactions associées au sein du « Projet Pegasus » prouvent, de manière incontestable, qu’en matière de cybersurveillance l’abus est la règle, et non l’exception.
Selon NSO, une quarantaine de pays ont fait l’acquisition de ce système. Combien d’entre eux s’en servent pour contourner l’Etat de droit et se livrer à des surveillances contraires au droit international
Le coût modique de Pegasus place cet outil à la portée de tous les Etats et permet à des pays comme le Maroc ou la Hongrie, dont les capacités « cyber » en propre sont faibles, d’avoir instantanément accès à de très puissantes capacités d’espionnage, et à toutes les tentations qu’elles permettent. ( Le Monde )
Même avec des lois, rien ne changera, les comportements humains seront toujours à l’affût des informations qui permettent de prendre l’avantage sur ces concurrents ou sur ses ennemis. L’honnêteté politique n’existe pas, elle n’est qu’une histoire pour enfants ou une simple fable.
L’espionnage est une activité que tous les états ont développé et qui seront maintenues quelqu’en soient les moyens. La NSA avec ses grandes oreilles avaient montré la voie, elle bafouaient dejà les règles de l’état de droit.
Il est très surprenant de constater le silence de notre gouvernement sur cette pénible affaire. Aurait il des intérêts à taire dans cette pénible histoire d’espionnage ?