Politique et humour
Tout se passe comme si la dissolution avait psychiquement autorisé la liquidation de toutes les limites politiques .
Une chose est sûre, M. Macron cherchait les moyens de se sauver, au soir d’une humiliante défaite. Alors même qu’il s’était pleinement engagé dans la campagne, utilisant tous les leviers à sa disposition (commémorations du Débarquement, guerre en Ukraine, dramatisation des enjeux du scrutin…), il n’a pas su enrayer la glissade de la liste menée par Valérie Hayer. Ce scrutin vient affaiblir encore un pouvoir qui, privé de majorité absolue, était déjà contraint de naviguer à vue, entravé. Et qui a échoué dans le principal objectif qu’il s’était fixé, faire barrage au RN : de fait, le supposé « rempart » s’est effondré. « Le macronisme, c’est fini », commençaient, avant l’annonce surprise, à entonner les oppositions, à l’unisson, du député « insoumis » de la Somme François Ruffin au président du parti Les Républicains (LR), Eric Ciotti. ( Le Monde )
La solution retenue ne devrait pas donner de majorité du tout au grand chef énarque pourtant formé qui s’est largement trompé dans ses calculs. Comme quoi, la formation n’apporte pas tout, la valeur personnelle est essentielle car elle permet d’éviter les écueils.
La faute de calcul risque de tourner au désastre politique, telle que la prise du pouvoir par l’extrême droite, surtout que les LR emmenés par leur président en titre ont passé un accord avec le FN. Je note le remplacement de RN par FN, ce parti n’ayant pas changė ce changement de nom n’est donc pas justifié .