Politique et humour
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G8, réunis le 17 et le 18 juin à Lough Erne (Irlande du Nord), s'en inquiéteront : tous les ingrédients sont réunis pour que le monde connaisse une poussée de protectionnisme qui devrait ralentir la croissance des échanges planétaires.
A la vue de la situation économique mondiale, la mondialisation n’a pas été, pour l’instant, un grand succès. Les délocalisations ont pris le pas sur les politiques industrielles des pays dit riches qui finalement se sont appauvris durant les années de succès de l’OMC. Le retour du bâton est violent, il suffit de regarder comment les courbes du chômage ont progressé durant des deux dernières décennies.
Devant les risques de banqueroute des états, un nouveau cheval de bataille apparaît , histoire de monopoliser l’attention des peuples en, colère , la lutte contre les évasions fiscales des grands groupes internationaux, pure démagogie, car les états participent activement à ces fuites de capitaux.
Alors pour ne pas apparaître comme des réfractaires au commerce international , les pays multiplient la production de normes spécifiques, interdisant de facto la concurrence internationale. Chacun essaie de protéger ses activités nationales, n’en déplaisent aux ultra-libéraux qui rêvent d’un commerce non équitable sur lequel les profits à coups de spéculations seraient défiscalisés, qui hurlent devant le retour du protectionnisme qui risque de les ruiner.
Pendant ce temps là, les Syriens continuent de se faire assassiner par les armes russes, démocratie de nom en déroute, Poutine continue de parader sans que personne ne trouve de mots assez forts ni suffisamment diplomatiques pour lui dire ce que nous en pensons .