Je farfouille dans sur les tables chargées de ces vestiges, je reconnais mon vendeur, un grand escogriffe à la peau mate qui réponds au nom de Mario, il parle notre langue avec un fort accent méditerranéen, espagnol ou italien. Il me montre ses dernières trouvailles , il connaît mon goût pour les vidéos d’avant la crise. Puis, il me montre ce qu’il a pu acheter au delà de la vieille ville, dans la proche campagne, à l’opposé des tours, il m’explique qu’il a du marcher la journée pour enfin atteindre la verdure, des arbres, des herbes, F10 écoute avec attention la description des lieux visités par Mario, je vois briller dans ses yeux comme une envie d’aller vérifier par elle même la vérité du récit , j’écoute une nouvelle fois l’ histoire de ses excursions, et si ce n’était pas une fable, si c’était vrai. Si la vie n’était pas encore tout à fait morte, si vivre autrement était possible. Cela fait longtemps que cette idée me trotte dans la tête, oui , pourquoi pas ?
Pour l’instant, c’est jour du marché, les Résidents de NON Droits circulent tranquillement entre les étals, dans le brouhaha on reconnaît les intonations de presque toutes les langues parlées sur le continent.