Politique et humour
Jour71
5h00
La carriole est chargée, nous n’emportons que le strict nécessaire, pas la peine de se surcharger, au moins, nous n’attirerons pas le regard des voleurs ni celui des brigands, par contre nous récupérons nos armes laissées en dépôt à la porte de la ville, l’officier chargé de nous les remettre s’exécute avec célérité. Il y a affluence au poste de contrôle, encore de nouveaux arrivants, nous sommes les seuls à quitter ces lieux. Nos empruntons la route vers le sud, celle qui longe la côte, cette route longe le littoral sur plusieurs kilomètres , nous longeons des plages de sable, parfois nous rencontrons un abri vide d’occupant, une cabane en bois dans laquelle il serait possible de passer la nuit, mais la prudence me fait les éviter, je préfère que nous passions les nuits dans la campagne, dans une maison abandonnée ou dans une grange. Parfois, nous rencontrons une maison occupée, alors nous décidons d’aller visiter les occupants, ce sont souvent des Résidents de droits qui se sont enfuis , tout comme nous, je remarque que jamais ces couples ne sont accompagnés d’enfants, cette constatation m’interpelle, pour quelles raisons ce gens n’ont ils pas d’enfants ? Ces maisons occupées sont toujours très bien entretenues, remise à neuf en fonction des moyens qu’ils ont à leurs dispositions. Nous rencontrons très souvent des gens agréables, qui nous invitent à passer la soirée avec eux, à condition que nous leur racontons notre périple et nos rencontres. Nous sommes devenus pour quelques heures des gens du spectacle. Puis nous sommes invités à aller dormir dans une grange à proximité. C’est un arrangement que j’apprécie, il nous est ainsi possible de quitter les lieux rapidement et en toute discrétion. Puis, nous avons notre fidèle Max qui veille sur nous, il fait beaucoup d’envieux.