Nous nous sommes réveillés de bonne heure, mais ce matin, nous ne sommes pas presser de quitter cet endroit si calme, loin de tout village et de toute habitation. C’est un endroit tel que celui ci qu’il nous faudra trouver, mais dans un environnement plus propice à notre installation. Et puis, nous sommes encore trop près des tours de la ferme. Alors, notre barda sur le dos nous reprenons notre route. Nous empruntons cette fois un tout petit chemin qui n’a jamais connu l’asphalte, des champs non entretenus de tous cotés , la végétation à repris ses droits, les arbres ont perdu toute mémoire d’élagage, ils s’élèvent majestueux au bord du chemin , certains d’entre eux ont attiré la foudre et pointent leurs branches mortes et noircies vers le ciel en signe de protestation. Nous avançons prudemment, Max continue son manège , il marche en éclaireur et ensuite nous attend. Nous sommes allés vers le sud , puis vers l’ouest , il nous faut remonter vers le nord pour retrouver le fleuve. Nous devons retourner sur ses rives, nous aurons eau et nourriture, je vais m’essayer à la pêche. Puis, nous trouverons comme je l’espère une maison abandonnée qui pourra nous accueillir, au moins quelques heures ou pour quelques jours, comme nous avions fait pendant les premiers jours de notre voyage. Nous avons roulé pendant deux heures avant de rejoindre la rive du fleuve.