Politique et humour
Félicité se rapproche de moi, pour toute réponse, elle me prend la main. Nous sommes revenus des siècles en arrière, celui des mariages arrangés , ou les futurs époux n’avaient pas de mots à dire, les anciens décidaient pour le clan, l’avis des intéressés n’avait aucune importance. Je me lève, je remercie le patriarche de sa proposition, je lui indique que nous partirons dès ce soir. Nous reprendrons la route, nous n’avions pas pour but de nous arrêter ici. Arnault nous fait la moue et insiste pour se rapprocher de mon Amie, alors Félicité se lève et lui crie « NON, JAMAIS » . La chose est entendue, nous reprendrons la route le plus tôt possible, ne pas rester en otage ici. Il nous faudra désormais faire très attention, ne pas nous installer dans une ferme, cela risque d’engendrer des jalousies et des incompréhensions, puis ce clan est trop éloigné de nos aspirations. La réaction de Félicité est celle que j’espérais, je me lève à mon tour, vite nous allons récupérer nos sacs, nos armes, notre fidèle Max, nous regarde des ses bons yeux, il a compris que nous partons à nouveau, il manifeste sa joie. Derrière nous entendons les reproches que les fermiers adressent à leur chef.. Il est grand temps de partir , ne pas attendre, demain il serait probablement trop tard, la visite des militaires n’était peut être pas fortuite. Nous enfourchons nos wellos, Max ouvre la route, sacs à dos chargés de nourriture, nous longerons la rivière, vers l’ouest , nous trouverons bien un abri pour la nuit, pour l’instant , il nous faut nous éloigner le plus vite possible de la ferme. Nous sommes tombés dans une société clanique qui entretient des relations avec les tours et qui voulait nous imposer un avenir que nous refusons avec force, c’est souvent ainsi quand le marchandage est au pouvoir.