Politique et humour
Ce soir nous seront invités dans une véritable chambre de passage, un confort relatif, mais très propre. Non , il n’y a pas l’eau courante, le fleuve est en contre bas, la corvée d’eau est encore nécessaire, les habitants utilisent un cheval attelé à une charrette sur laquelle des tonneaux sont installés. Des brocs servent à charger l’eau dans ces tonneaux, celle ci sera mise à disposition des habitants. Chacun vit dans un appartement, une chambre par couple, et une chambre supplémentaire pour ceux qui ont des enfants. Les repas sont pris en commun autour d’un grande table, chaque personne à son travail, la ferme dispose de champs ou sont cultivés des céréales et des légumes. Un moulin à eau permet de moudre le blé pour en extraire de la farine et ainsi faire du pain, celui ci sera cuit dans un four à bois. La forêt que nous avons traversée fournit le bois de chauffage, elle fournit aussi le bois qui crépitera le soir dans l’âtre de la salle de repas. La tache de chacun est bien assumée et personne ne rechigne, il y va de la survie du groupe. Félicité et moi adhérons totalement à cette organisation. Nous sommes accueillis, et nous devrons raconter notre voyage, répondre aux questions des petits et des grands. D’ou venons nous, comment était ce, pourquoi être partis ? Alors, nous racontons notre périple sans parler de la vie dans les tours, nous racontons nos rencontres et notre projet, celui de nous établir comme eux dans une ferme de faible surface , vers l’ouest et ensuite vers le sud. Max nous à suivi, avec docilité, puis, il s’est installé près de nous, les enfants sont venu l’observer de plus près. Je remarque qu’il nous suit des yeux et attends avec inquiétude la suite des évènements.