Nous suivons toujours un ancien chemin de halage à peine recouvert d’herbe folle, nous longeons une foret très dense, des pins plantés depuis très longtemps montent leurs épines au ciel. Ils ont poussé sans tenir compte des aléas de la vie des hommes, c’est ainsi, la nature n’a que faire de notre espèce, l’homme n’a pas su prendre soin de lui, il eut été presque normal qu’il disparaisse . Son égoïsme l’a conduit à sa perte. Nous sommes encore quelques uns a entretenir l’espoir d’une renaissance, c’est la grande leçon que Mario et Malvina nous ont insufflée. Le chemin , véritable piste cyclable n ‘a pas été emprunté depuis très longtemps, des pommes de pins jonchent le sol, pour la première fois , Max se mit à gronder, il a détecté des présences autour de nous, des yeux curieux nous surveillent , des craquements de bois morts nous suivent , je scrute le chemin , Félicité à la même sensation, qui peut ainsi nous surveiller sans oser nous intercepter , des hommes, des animaux ? Il n’y a pas le moindre malaise, mais je reste sur mes gardes , au loin, enfin , nous sortons de la foret, nous retrouvons la lumière du soleil, nous passons devant des prés et des champs qui semblent encore entretenus, serions nous enfin arrivé auprès de l’une des ces rares fermes dont Mario nous avait parlé. Une de ces fermes qui lui servait de fournisseurs en viande, fruits et légumes. Nous continuons d’avancer sans angoisse, nous avons désormais déjà rencontrés des situations semblables et pour l’instant nous nous en sommes tirés sans dommage. Enfin, au loin , une grande battisse, des cheminées fumantes indiquent que les résidents n’ont pas peur des visiteurs , des haies , un portail grand ouvert laisse libre l’accès à la ferme. J’entends des meuglements, des vaches probablement, un élevage, nous longeons un jardin ou des légumes alignés en rangs poussent au soleil, nous dépassons un verger ou les arbres ploient sous des fruits rouges et jaunes, des pommes et des poires sans doute. La vie existe encore, tout n’a pas été éradiqué, une société a pu s’organiser et a su survivre en maintenant une activité nourricière.