Il faut chaud sur ce chemin, le moment est venu de nous baigner, nous posons nos machines au sol, rapidement dénudés , nous voici dans le courant, l’eau est fraîche et vivifiante. Nous nageons tous les deux et décidons de traverser le fleuve, pour voir ce qui se cache derrière l’autre rive du fleuve. Après plusieurs minutes de nage , nous abordons. Derrière le rideau d’arbres, au loin, je distingue des tours, le cauchemar existe donc là aussi. Depuis que nous longeons ce fleuve, nous n’avons pas rencontré de ponts. Les résidents de Droits ne vont pas si loin pour chasser les résidents de Non Droits, à moins que quelques escouades ne s’aventurent pour commercer. La recherche de denrées et de matières premières a toujours été pour les dirigeants des tours des points cruciaux. Je ne serais pas étonné de rencontrer des fermes qui ont pris pour stratégie de commercer avec les résidents des tours. Que peuvent proposer les responsables de tours aux personnes libres ? Des médicaments peut être, des produits manufacturés , des vêtements ? Je me pose la question, il est certain que nous aurons des réponses le moment venu. Ce sont probablement des espaces de vie qui se craignent et qui se fréquentent de façon épisodique. Félicité voit dans cette proximité une façon pour nous de tirer profit d’une telle situation, nous connaissons la mentalité des Résidents de Droit et leurs travers, il nous faut apprendre au plus vite comment produire de la nourriture, car, c’est ce dont ont le plus besoin les résidents des tours. J’avoue que cette idée ne m’enchante guère, mais, elle est loin d’être stupide. Tirer avantage de notre liberté en commerçant est une idée qui mérite réflexion.