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Politique et humour

Fiction 51

19h30

La vie du village est organisée, tous participent à la vie de la communauté, chacun en fonction de ses désirs et de ses capacités, une organisation calquée sur celle des tours,  avec des procédures tout aussi sévères et aussi pesantes, acceptées par tous , ce qui ne leur donne pas l’impression de vivre sous contrôle. J’indique que nous ne sommes que de passage,  que nous souhaitons, s’ils nous acceptent rester quelques jours avec eux , que nous envisageons de poursuivre notre route vers l’Ouest encore et ensuite vers le sud. Un gaillard de grande taille , encore assez jeune semble être le dépositaire de l’autorité de la communauté, le chef du village , élu peut être ou fonction obtenue à force de coups de poings, vue sa carrure et à  la façon déférente avec laquelle l’assistance s’écarte pour le laisser venir jusqu’à nous. Il nous indique une chambre de passage dans laquelle nous pouvons nous installer pour la nuit, puis demain matin,  nous indique t il vous devrez quitter le village, « notre communauté ne peut compter plus de membres ». C’est exactement ce que Félicité et moi désirons, nous espérons ne pas être retenu de force par ces individus qui reproduisent avec obstination la société des tours, ce que nous avons voulu quitter pour vivre notre liberté. Ceux là, ont visiblement quitté les tours par dépit  de ne  pouvoir exercer le pouvoir, des Récalcitrants de la pire espèce. Demain, nous partirons aussitôt que possible, notre barda sur le dos. Deux individus chargés de la sécurité nous conduisent vers une bâtisse et nous invitent à nous installer dans une chambre au confort spartiate , cela ressemble surtout à une grande cellule,  derrière nous la porte est refermée et verrouillée à double tour..  Ce village, mauvaise pioche !!!    Entre les planches disjointes, nous entendons des bribes de conversations,  « tu dois les laisser partir,  comme tu l’as promis » , «ça te ferait encore perdre la face de ne pas respecter ta parole ajoute une voix féminine » « ne refait pas ce que tu t’ais permis l’autre fois, les visiteurs ne doivent plus remplir le cimetière ».  Les contacts avec cette population sont  des plus dangereux. Comme quoi, cela ressemblait à une démocratie bon enfant, vue de loin  seulement..

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