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Politique et humour

Fiction 48

Voyage jour 5

16h00

Nous traversons des champs coupés par de toutes petites routes, celles ci devaient permettre au engins agricoles de venir travailler la terre, des vestiges de clôtures pointent encore les pieux de béton et des fils de fer barbelés empêchaient  les animaux d’élevage de se sauver, à nouveau les oiseaux chantent, dans les près les fleurs des champs se multiplient , coquelicots rouges aux cœurs sombres, des pâquerettes, des fleurs de lin , des bleuets donnent à la campagne un air accueillant, puis, la tranquillité, une fausse impression de sécurité , nous sommes sur nos gardes, tout comme Max. Au détour de la route, nous tombons sur une maison en retrait de notre chemin, mon choix se porte sur cet abri, c’est ici que nous bivouaqueront cette nuit, mais avant , je vais essayer de trouver le matériel qui pourrait nos servir d’armes de défense. Après une visite minutieuse de la maison , on constate que celle ci a été abandonnée dans l’urgence, tout les objets et le mobilier sont restés en place, comme si les habitants avaient été sommés de quitter les lieux sans pouvoir prendre quelques affaires personnelles avec eux.  Je fais le tour de toutes les pièces , et me voici dans un garage ou trône encore une automobile, je ne m’intéresse pas du tout à l’engin, il me serait impossible de trouver de quoi la faire rouler, et puis, celle ci deviendrait rapidement un objet de convoitise qui nous mettrait Félicité et moi en danger. Au fond du garage, un établi, bien achalandé, outils de toutes natures, étau , petit matériel de main et outillage électrique dont je ne pourrait pas me servir, inutiles, par contre scie pinces et limes me seront très utiles. Je vais dans le jardin, à l’arrière de la maison, je dégage deux petits poteaux métalliques, planté dans le sol, ceci fera mon affaire, un coup de scie pour les tailler à bonne longueur, quelques coups de lime pour affûter l’extrémité qui était planté en terre, nous voici équipé de deux glaives. J’utilise la chignole à main, des forets, pour percer deux trous dans chacune ces armes, j’installe une sangle de chanvre, elle  nous permettra de porter ces armes sur l’épaule, afin de nous protéger et de faire jouer la dissuasion, enfin, je l’espère.  Dans le jardin, arbres fruitiers ont continué à produire, de soir nous aurons encore des poires et des pommes à nous mettre sous la dent, il serait judicieux d’en emporter quelques une avec nous, pour reconstituer nos provisions de bouche. Dans la maison, il y a une cheminée, ferons nous du feu ? Avant d’en parler avec Félicité, je ramène quelques fagots de bois secs, coupés depuis longtemps et entassés dans un abri de jardin en bois. Je charge l’âtre en attendant le commentaire de Félicité.  Prendrons nous le risque de nous faire repérer par l’odeur du feu, Mario nous avait donné une boite d’allumette, se serait l’occasion d’essayer de l’utiliser. Nous prendrons toutes les précautions, ce projet me remplit d’inquiétude, mais, il nous faudra un jour ou l’autre, oser vivre. Si tout va bien, nous resterons ici quelques jours, le coin me paraît sympathique, mon amie chantonne en préparant le repas,  nous avons encore des biscuits, mais bientôt il nous faudra trouver d’autres nourritures,  chasser  ou poser des pièges pour attraper notre nourriture.  Chaque soir nous nous entraînons à manier nos armes, pour le jour ou il sera nécessaire de nous défendre, j’en profite pour exploiter et adapter les techniques qui nous avaient été enseignées  pendant notre formation. Les gestes nous reviennent, et nous nous sentons ainsi beaucoup moins anxieux, conscient de nos forces.
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