Cela fait le trois jours que je suis incarcéré au Centre de Rétention, dans un état de saleté repoussante, pour l’instant rien n’a pu être retenu contre moi, les quelques heures d’absence que je m’étais accordées étaient légales, donc, il n’y a aucune raison de me garder ainsi au secret. Trois jours est le délais légal que la Contrainte de Surveillance, au delà, il faut avoir subi une condamnation prononcée au tribunal par un jury populaire. La prolongation de cette durée de Surveillance Contrainte à été votée par une majorité de votants , suite à une campagne sécuritaire menée par un club de réflexion, le mot est trop large , là, se retrouvent en grande partie des individus qui cherchent à accroître les prérogatives des personnes chargées de gérer les tours et la ville, finance, police, défense, industrie , des gens qui voudraient rétablir une démocratie basée sur des représentants élus par le peuple mais issus de partis politiques accrédités. Je vais enfin sortir de ce centre et retrouver la liberté, enfin celle qui nous est accordée. Je retrouve avec soulagement mon logement, le temps de passer sous la douche et de me changer, et surtout de me restaurer, trois jours sans manger ni boire, c’est très long. J’ai refusé toute nourriture, je n’ai pas voulu courir le risque d’être drogué par la Contrainte de Surveillance, méthode couramment utilisée pour rendre plus docile les Récalcitrants. Je retournerais au Boulot demain matin, je vais devoir me reposer pour récupérer de mes angoisses. En allumant le dicoweb, je m’aperçois que je fais l’objet d’une annonce dans les informations locales, celles de la tour 121.