Politique et humour
Puis, de guerres en guerres, le monde devint plus petit, les possessions des possédants plus grandes, le nombre d’employés libres devinrent plus important certes, mais pas autant que le nombre des serfs ou des esclaves qui oeuvraient pour le maître. La croissance suivait les progrès technologique, la découverte de la roue permis d’augmenter les charges transportées , d’accroître avec le dressage des animaux de trait les surfaces d’exploration et l’exploitation de nouvelles ressources fut facilitée, permettant de spolier des peuples vivant dans des régions de plus en plus lointaines. Ce furent des moments de croissance considérables pour les pouvoirs en place car d’après les maîtres, les fruits de la croissance ne pouvaient se partager au risque de déplaire au divin, ce que les religieux ne cessaient de répéter , prônant abnégation et obéissance au peuple besogneux.
La société ne cessa de progresser en ce sens malgré quelques réactions de ceux qui n’avaient rien, le plus souvent matés avec la plus grande sévérité.
La liberté n’avait qu’un seul sens, laisser libre tous ceux qui voulait entreprendre , la liberté devint libérale , sans entrave ni interdiction d’aucune sorte , liberté pour quelque uns et servage pour tous les autres, ce qui conduisit nécessairement et par réaction à la notion des droits de l’homme notion qui contre disait la création divine de l’organisation de la société , les révolutions se succédèrent sans que change cette mentalité libérale prônée désormais par les gouvernements successifs qui reposaient avant tout sur l’égoïsme et la cupidité humaine.
La plus grande escroquerie n’est elle pas d’entendre encore aujourd’hui les libéraux clamer qu’ils appliquent leur politique pour le bonheur de tous, pour eux bien sur et oser étendre cette idée aux esclaves modernes de tout horizon. La mondialisation en est l’expression la plus convaincante, profiter sans vergogne des bas salaires dans des pays pauvres pour réaliser des bénéfices monstrueux dans les pays riches et ce sans la moindre honte, tout au contraire, s’en targuer.