Politique et humour
Lier le versement d’argent aux pays membres de l’Union européenne (UE) au respect par ceux-ci de l’Etat de droit : cette idée, celle de la « conditionnalité », n’est pas totalement nouvelle. Elle est évoquée depuis 2018 par la Commission de Bruxelles, lassée par le manque d’effet concret des nombreuses procédures qu’elle a lancées contre la Hongrie et la Pologne. Jamais, pourtant, ce projet n’avait été endossé par le président du Conseil européen, et certainement pas dans le cadre d’une discussion complexe et houleuse sur le futur budget 2021-2027 de l’Union, couplée à celle, non moins difficile, sur le fonds de relance « post-pandémie ».
J’applaudis des deux mains une telle initiative, il était grand temps que l’UE se protège contre les exagérations des pays de l’Est qui ne cessent de réclamer des aides alors qu’ils sont incapables de respecter nos valeurs pour conserver le pouvoir par tous le moyens ce que n’hésitent pas faire la Hongrie et la Pologne. De plus la Serbie et la Croatie trépignent entrer dans la zone Euro attirées par les aides financière post COVID-19 accordées aux membres de l’UE ayant adopté notre monnaie.
Il fautt que l’UE se fasse respecter avec plus de vigueur, les pays mécontents de cette stratégie peuvent toujours sortir de l’UE, c’est désormais faisable comme le montre l’expérience britannique.