Politique et humour
C’est une reconduction en douceur : l’Elysée a fait savoir, jeudi 14 février, qu’Emmanuel Macron soutenait le renouvellement de Jean-Bernard Lévy à la tête d’EDF. Autant dire que, dans une entreprise détenue à 83,6 % par l’Etat, la reconduction du PDG lors de l’Assemblée générale en mai ne fait guère de doute.
Nommé en 2014 par François Hollande pour remplacer Henri Proglio à la tête du premier électricien européen, Jean-Bernard Lévy a dû, dès son arrivée, affronter des dossiers difficiles, comme le processus de fermeture de la centrale de Fessenheim (Bas-Rhin), le lancement du projet controversé Hinkley Point au Royaume-uni et la gestion du chantier de l’EPR de Flamanville, dont le coût frôle aujourd’hui les onze milliards d’euros. Il a également dû affronter l’accélération de la concurrence sur le marché de l’électricité en France, qui fait perdre environ 100 000 clients par mois à EDF.
Pour l'instant son action à la direction de l'entreprise n'est pas une réussite , l'EPR est une grave désillusion et un piège surtout en Angleterre, puis cerise sur le gâteau la défiance du public pour ce nouveau compteur Linky qui ne semble pas attirer la sympathie des abonnés.
M. Lévy s’est aussi engagé à lancer un ambitieux plan solaire pour développer les renouvelables en France et affronter la probable mise en concurrence de certains barrages hydroélectriques. Autre tâche d’ampleur : tenter de signer de nouveaux contrats pour exporter l’EPR – notamment en Inde, où EDF espère signer avec le gouvernement début 2020 pour six réacteurs.
Avec un plan pareil la réussite sera délicate, le solaire ne semble pas poser de problème mais le nucléaire ne serait il pas dejà dépassé mais devenu indispensable avec le matraquage pour la bagnole électrique que nous subissons.