Politique et humour
D’abord, Christine Lagarde hérite d’une situation qui donne le sentiment que la politique monétaire est arrivée au bout de ce qu’elle pouvait faire pour stimuler l’économie. La baisse du taux de dépôt, qui navigue désormais en territoire négatif, et la reprise des rachats de dettes publiques ont pris des allures de dernières cartouches pour la BCE.
La principale mission de Christine Lagarde va paradoxalement consister à convaincre les gouvernements de la zone euro que la BCE n’a plus tant de pouvoir que cela et que c’est à eux à prendre le relais des politiques monétaires avec des mesures de relance budgétaire. M. Draghi, malgré son titre de « sauveur de l’euro », lors de la crise des dettes souveraines de 2011, n’y est pas parvenu.
Il est grand temps que les états se prennent en charge et prennent leurs responsabilités , les taux d’intérêts négatifs sont très dangereux car cela finira par faire baisser la valeur de la monnaie et la confiance de la population dans les cercles financiers chargés de développer l’économie disparaîtra. Les mesures de relances budgétaires ne peuvent qu’être que sous la responsabilité des états par la relance d’activités industrielles ou de biens d’équipements par des grands travaux propres générateurs d’emplois . Le secteur privé ne fait les choses que dans son intérêt et rarement pour le bien public
Ce nouveau monde aura t’il le courage de modifier sa politique économique .