Politique et humour
A peine nommé, le gouvernement Castex et sa nouvelle ministre de l’écologie, Barbara Pompili, sont sous pression sur le front de la pollution de l’air. Dans une décision historique en la matière rendue vendredi 10 juillet, le Conseil d’Etat enjoint à l’exécutif de prendre sans tarder toutes les mesures nécessaires pour réduire les niveaux de pollution sous peine d’une astreinte record de 10 millions d’euros par semestre de retard. Il lui pose un ultimatum de six mois pour exécuter cette décision.
Bientôt il ne suffira plus de faire croire mais faire ce qui été annoncé. La macronie devrait s’en souvenir pour les dispositions à prendre pour lutter contre le réchauffement climatique. Il s’agissait de prendre des mesures pour réduire la pollution de l’air dans les grandes villes, ce qui a été négligé par le gouvernement.
Le Conseil d’Etat constate que « le gouvernement n’a toujours pas pris les mesures demandées pour réduire la pollution de l’air dans huit zones en France » où les valeurs limites restent dépassées. Il s’agit des agglomérations de Paris, Grenoble, Lyon, Marseille-Aix, Reims, Strasbourg et Toulouse pour le dioxyde d’azote, et de Paris et Fort-de-France pour les particules fines. ( Le Monde )
Alors des sanctions tombent, le gouvernement est mis à l’amande pour sa négligence. Il devrait se montrer plus crédible en se montrant plus actif et plus cohérent dans ses actions en matière de santé publique. Comme quoi désormais les belles paroles aux envolées lyriques ne suffisent plus.