Politique et humour
L’équation est complexe, le calendrier périlleux. La ministre des transports, Elisabeth Borne, a reçu les sociétés d’autoroutes, vendredi 4 janvier, pour aborder les conséquences de la colère des « gilets jaunes » sur le réseau autoroutier et la hausse prochaine des tarifs des péages.
D’un côté, « les dégradations et les perturbations » que subit le réseau autoroutier depuis le début du mouvement. « La réunion de vendredi avait d’abord pour objectif de faire le point sur les dégâts », indique-t-on au cabinet de Mme Borne. Selon les sociétés d’autoroutes, les dommages sur les barrières de péage et les pertes d’exploitation lors des opérations de péage gratuit se chiffrent en dizaines de millions d’euros.
Le climat est très sensible , le dilemme est simple, faire plaisir aux sociétés d'autoroutes où se remettre à dos les gilets jaunes comme si la période que nous venons de traverser n'était pas suffisante.
Comment éviter d’attiser la colère des « gilets jaunes », déjà convaincus que les sociétés d’autoroutes, qui totalisent 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, s’enrichissent à leurs dépens ? Quel effort demander aux dirigeants de Vinci, APRR (Eiffage) ou Sanef (Abertis), qui mettent en avant leurs pertes causées par les manifestants ?
La réponse du gouvernement est en attente , le problème posé est un véritable piège , ce sera une façon de savoir vers quel côté penchera le gouvernement .