Politique et humour
Le « parlementarisme rationalisé », cet outil de la Vᵉ République qui vise à renforcer l’exécutif, est de moins en moins toléré
Pensé pour mettre un terme à la période d’instabilité ministérielle lors de la IVᵉ République (1946-1958), le contournement du pouvoir législatif par le gouvernement permis par la Constitution est de plus en plus contesté, à l’heure de la réforme des retraites.
A la tribune de l’Assemblée nationale, la première ministre, Elisabeth Borne, manifeste sa stupéfaction, mardi 21 mars. « Le 49.3 n’est pas l’invention d’un dictateur », affirme-t-elle pour justifier le choix de son gouvernement de recourir à cet article de la Constitution et de faire adopter « en force » la réforme des retraites. Celle-ci aura « un vice démocratique si elle passe par le 49.3 », avait pourtant alerté le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, dont la centrale a fait un casus belli du passage de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans. Selon le syndicaliste, son utilisation marquerait « une triple défaite : populaire, morale et politique » pour l’exécutif. ( Le Monde )
Cette dernière remarque est tout à fait valide pour le gouvernement, ne sachant diriger qu’avec l’article dictarorial de la constitution qui est le plus apprécié par le président disposant d’une majorité relative. Lequel ne s’est pas posé la question de savoir pourquoi il n’a pas obtenu une majorité , les français ont subi le premier quinquennat et vu comment ce président faisait passer ses obsessions avant le bien être de la population. Il n’a pas compris son rôle et a cru disposer du pouvoir sans limites en disposant de cet article et des forces de l’ordre utilisées comme moyan de calmer les tensions populaires , grâce aux violences policières. Le président ne reculera devant aucun obstacle l’empêchant de mener la politique qu’il désirait.