Politique et humour
Dix-huit mois d’enquête, 23 sessions, 170 témoignages écrits de 73 témoins, 4 350 questions posées : la commission parlementaire britannique chargée d’enquêter sur le scandale Cambridge Analytica et les tentatives d’influence étrangères et de désinformation lors de la campagne du Brexit a rendu, lundi 18 février, son rapport final. Et de manière toute britannique, le document, long de plus de cent pages, est, sous un vocabulaire circonstancié, particulièrement sévère pour Facebook. « Les entreprises comme Facebook ne devraient pas être autorisées à se comporter comme des “gangsters du numérique” », écrit ainsi dans ses conclusions le comité, présidé par Damian Collins (conservateurs).
D’un côté, Facebook donne l’impression de vouloir mettre en place plus de transparence sur la manière dont il gère les informations ; de l’autre, l’entreprise pratique une dissimulation considérable pour éviter l’analyse indépendante de ses publicités, source principale de ses revenus. »
Le triste résultat est le vote pour le Brexit mené grâce à de fausses informations largement relayées par ce réseau social dont il faudrait se prémunir et en interdire l'accès au cours de campagnes électorales . Des entreprises de ce genre finiront par tuer toute honnêteté démocratique pour faire de l'argent en manipulant les opinions publiques.
Interdire les accès à ces réseaux sociaux est impossible , seules des campagnes de publicité invitant les internautes à éviter les connexions sur ces réseaux quitte à se désabonner donnerait plus de chance à la démocratie .