Politique et humour
Le décalage entre une économie qui va sortir exsangue de la crise et des marchés financiers robustes interpelle. N’en déplaise à ceux qui rêvent à un « monde d’après » plus juste, la dépression qui vient risque d’accentuer les inégalités et la concentration de l’activité autour d’oligopole. ( Le Monde )
La sortie de crise économique attendue après les confinements imposé par les états donc l’arrêt des activités industrielles et commerciales ne pourra s’effectuer qu’ avec de lourds investisements associés à un problème de liquidités. Alors, les planches à billets mondiales vont tourner et enrichir au final les systèmes financiers et bancaires, qui seront chargés d’ouvrir des crédits à leurs clients les plus intéressants.
Nous assisterons probablement à une concertation et rachats d’entreprises au profit de celles qui auront le mieux résisté à l’appauvrissement général. Les banques et le monde financier en tireront d’énormes bénéfices. Les riches deviendront encore plus riches et les plus pauvres plongeront dans la misère. Les populations feront comme d’habitude les frais de ces concentrations par des mises au chômage et baisse de leur pouvoir d’achat, les états se seront très endettés et n’auront que peu de marges de manœuvre.
Les crises se terminent toujours ainsi, par l’appauvrissement général de la population au profit des marchés financiers et bancaires. Nous risquons de retrouver toutes les mauvaises habitudes de ce secteur, la spéculation et des taux d’intérêt élevés sous l’œil indulgent des pouvoirs politiques.
Le monde néo libéral aura encore le pouvoir et rien ne l’empêchera de prospérer, qu’importe le réchauffement climatique, la bio diversité, la santé et le bien être de la population, seuls ses intérêts seront sauvegardés.