Politique et humour
Le gouvernement retarde sa décision sur le renouvellement de l’agrément d’Anticor
La présidente de l’association anticorruption assure que le gouvernement lui a demandé les noms des plus grands donateurs de l’association, ce qu’elle a refusé. Ce refus ne fait pas l’unanimité en interne.
C’est un acharnement », a déploré auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Elise Van Beneden, présidente d’Anticor. L’association, créée en 2002, est connue notamment pour avoir porté l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris ou celle des sondages de l’Elysée sous l’ère Sarkozy. Elle s’est constituée partie civile dans de nombreuses affaires sensibles en cours. « Anticor dérange. Je ne m’étais pas rendu compte que c’était à ce point-là », poursuit sa présidente.
Elise Van Beneden évoque des « crispations », en particulier, sur les enquêtes judiciaires visant le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, et le président LRM de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, toutes deux relancées par l’association après un classement sans suite. ( Le Monde )
Une association qui n’est pas en odeur de sainteté, tout semble être fait pour museler cette organisation qui fait trembler les hommes politiques en vue et membres du parti au pouvoir. Le jeu des pouvoirs se matérialise ainsi sous couvert d’objectifs de bonnes gestions de grande libéralité judiciaire.
Une petite question, qui tient le marteau des juges, qui fait bouger le plateau de la balance.