Politique et humour
Au moment où l’Etat fait un effort sans précédent pour aider les entreprises, il paraît logique de leur demander des contreparties sur la répartition des richesses au sein de l’entreprise, estime le député La République en marche (LRM) de Moselle Ludovic Mendes. A celles qui reçoivent de l’argent public, on aurait pu, par exemple, demander de s’engager sur un plan de revalorisation des salaires sur cinq ou dix ans, ou les contraindre à former leurs salariés. »
Le débat est lancé. Sur les 100 milliards d’euros annoncés, jeudi 3 septembre, par le premier ministre, Jean Castex, un tiers (34 milliards) est alloué à la compétitivité. Dont une baisse de 20 milliards d’euros – 10 milliards en 2021, et autant en 2022 – des impôts de production, revendication de longue date du patronat. ( Le Monde )
Une question qui doit gêner le pouvoir, tout cet argent distribué aux entreprises ne sont pas soumises à des contreparties sociales qui pourraient être exigées par la population qui devra tôt ou tard rembourser les sommes fournies gracieusement au monde des entreprises en espérant qu’il n’y aura pas de perte en ligne et que ces sommes iront bien servir les besoins d’investissement de ces entreprises et non pas dispersés vers de comptes ouverts dans certains paradis dits fiscaux.
Tout réside dans la confiance que le pouvoir et la population peuvent nourrir à propos du monde des affaires et de leurs comportements.