Politique et humour
Semi-conducteurs : pourquoi la France a échoué à attirer les usines d’Intel
Comparée aux sites tricolores en lice, la proposition allemande était plus attractive, du fait notamment de la présence de clients de premier plan, comme les constructeurs automobiles. A cela s’ajoutent les conditions financières proposées par Berlin.
« Une bonne nouvelle aux yeux des autorités françaises. » Telle a été la première réaction du cabinet du ministre de l’économie, Bruno Le Maire, à l’annonce du gigantesque plan d’investissement dévoilé, mardi 15 mars, par le géant américain des semi-conducteurs Intel pour de nouvelles implantations sur le Vieux Continent. Aucune trace, même infime, de déception.
Le président de la République, Emmanuel Macron, s’était entretenu avec le PDG d’Intel, Pat Gelsinger, lors du sommet Choose France, le 28 juin 2021, au château de Versailles, afin de le convaincre de préférer l’Hexagone aux candidatures italienne, allemande et néerlandaise.
La situation géographique de lAllemagne est plus favorable à l’ensemble du marché européen qui permet d’envisager des réalisations industrielles pour toute l’Europe, les fabrications de matériels électroniques et informatiques seront probablement réalisées dans les pays de l’Est de l’Europe. De plus, il n’est pas certain que le faste montré à ces réunions Versaillaises décidées par Jupiter aient particulièrement plu.
Etre humble permet sans doute de captiver l’attention des interlocuteurs et favoriser les choix de ceux ci. Être trop royal présente des inconvénients, la preuve nous n’avons pas été choisi par Intel.
Puis, à la réflexion en avions nous besoin, nous avons déjà une activité industrielle dans ce domaine, à nous de la développer sur nos fonds propres dans les domaines qui nous intéressent particulièrement. Il s’agit essentiellement de technologies et nous les possédons. Il suffit d’avoir le courage de se prendre en charge.