Politique et humour
Depuis près de quinze ans, un dossier d’infrastructures mobilise les grands élus aquitains, picto-charentais et midi-pyrénéens : la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Bordeaux à Dax, d’un côté, et à Toulouse, de l’autre. L’enjeu de ces grands projets du Sud-Ouest (GPSO) est de taille : d’ici à 2027, 327 kilomètres de lignes nouvelles, 9,1 milliards d’euros d’investissements, 5,3 millions de voyageurs supplémentaires jusqu’à Toulouse et de nombreux territoires à traverser, dont certains fragiles, comme le Sauternais (Le Monde du 15 juin). Avec un horizon lointain pour leur réalisation : 2024 pour Bordeaux-Toulouse et 2027 pour Bordeaux-Dax dans les Landes, avant Hendaye.
Il y a de quoi rire et vraiment très fort , au moment ou l’on libéralise le transport des passagers par autocars sur nos autoroutes et nos routes on vient de sortir du chapeau des projets d’infrastructure longs termes, de qui se moque t’on ? Les pouvoirs publics baignent dans des utopies les plus délirantes les unes que les autres , tout ça pour faire plaisir aux entreprises probablement chargées d’effectuer ces travaux avec cerise sur le gâteau attirer les électeurs lors des élections régionales, le pire est que nous n’en avons pas les moyens à moins que ce soit les régions qui financeraient ces travaux, à mon avis , ce n’est pas gagné.
Croyez vous que ce sera suffisant pour effacer la tentation du vote à Droite et à son extrême ? La ficelle est trop grosse et puis, personne n’est sur que ce projet sera réalisé, le risque de voir des actions comparables à celles en cours qui ralentissent les travaux de l’aéroport de Notre Dame des Landes ainsi que ceux du barrage de Sivens dont on vient de rappeler la mort d’un manifestant atteint d’une grenade ne sont pas à exclure.