Politique et humour
En pleine polémique sur le traité conclu avec le Mercosur, le gouvernement français a donné mercredi 3 juillet son feu vert à la ratification par l’Assemblée nationale de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA).
Approuvé en février 2017 par le Parlement européen, le traité doit encore être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d’Europe. L’Espagne et le Royaume-Uni l’ont déjà ratifié, mais l’Allemagne et l’Italie n’ont pas encore accordé formellement leur feu vert.
La contestion s'organise.
72 organisations, dont Attac France, Bio Consom’acteurs, la CGT, Greenpeace ou l’UFC-Que choisir, ont demandé « solennellement » aux députés « de ne pas ratifier le CETA », un traité qui « facilite l’entrée sur le marché européen de produits qui ont été élaborés selon des normes inférieures aux standards européens ».
Ce traité sera très certainement ratifié par l'assemblé nationale vue la majorité présidentielle qui le compose. Je doute de l'usage du référendum d'initiative partagée par l'opposition car, pour l'instant notre déficit commercial s'est considérablement réduit vis à vis du Canada. Nos exigences sanitaires seront balayées par l'appât des gains offerts par la vente de produits de qualité inférieure, masqué ou écrite de facon illisible comme il est d'usage désormais. Les opticiens ont de beaux jours devant eux.
Comme ce nouveau monde sait faire feu de tout bois pour faire du fric.