Politique et humour
Les débats n’ont commencé que depuis hier, mais le gouvernement est déjà prêt à sortir son meilleur atout de sa manche pour faire adopter le budget 2024 : un 49.3. Elisabeth Borne utiliserait ainsi cette arme constitutionnelle pour la 13e fois depuis son arrivée à Matignon, il y a seize mois, en l’absence de majorité absolue au Palais-Bourbon. Le calcul est le suivant : la Première ministre s’exposerait dans les jours suivants à des motions de censure des oppositions, au moins deux, promises par le RN et LFI. Mais leurs chances de succès sont très faibles tant que les LR ne s’y associent pas.
A l’ouverture des débats, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a accusé les oppositions de demander « plus de dépenses publiques, plus de dette, plus de taxes », entre les quelque 1.500 amendements des LR, les « inventions baroques » du RN et le « déluge fiscal » des LFI. Il a aussi mentionné la situation géopolitique et le risque d’un « troisième choc économique après le choc du Covid et le choc inflationniste » en cas d'« extension du conflit au Proche-Orient ». ( Le Monde )
Nous sommes prévenus, il n’y aura pas grandes envolées lyriques dans ce budget, que du classique et du standart avec une économie au bord de l’asphyxie
Surtout que des projets pharaoniques sont dans les tuyaux . On comprend mieux le besoin du président d’aller piquer dans des caisses qui ne lui appartiennent pas et auxquelles il ne devrait pas avoir accès. Mais il semble que la formation diffusée à l’Ena ne conduit pas forcément à la droiture, cependant l’état n’ira pas cette fois piocher dans la caisse de retraites complémentaires du privé.
De toutes façons qu’elles que seront les propositions de l’opposition elles seront rejetées pour éviter le débat et s’offrir un passage en force de la loi , l’arme du 49-3 est efficace et est faite pour cela.