Politique et humour
Emmanuel Macron confirme le virage pronucléaire de sa stratégie énergétique
A deux mois de l’élection présidentielle, le chef de l’Etat a choisi l’usine General Electric de Belfort pour annoncer la prolongation des centrales nucléaires existantes et la construction d’au moins six EPR 2. Loin des engagements de son début de mandat.
En clair, afficher l’ambition de « reprendre le contrôle de notre destin énergétique », dans un emprunt sémantique au slogan des partisans du Brexit. Le tout devant l’ancien maire de la ville, Jean-Pierre Chevènement, héraut du souverainisme de gauche, ravi. Et qu’importent les têtes à queue.
A deux mois du scrutin présidentiel, Emmanuel Macron est venu tourner la page d’engagements passés et d’épisodes malheureux. En particulier celui de la vente, en 2015, de la branche énergie du français Alstom à l’américain General Electric, qu’il supervisa en tant que secrétaire général adjoint de l’Elysée, d’abord, puis comme ministre de l’économie. Selon le maire actuel (Les Républicains, LR) de Belfort, Damien Meslot, 1 300 emplois ont été perdus depuis sur le site, qui produit les turbines des centrales nucléaires. ( Le Monde )
Les Belfortains en avait gros sur la patate suite à la vente d’Alstom par celui qui est devenu président et qui revient dire qu’il n’était entièrement responsable du couac industriel et qu’EDF est chargé de racheter à GE la production des turbines à vapeur . Le virage vers le nucléaire est consommé avec ce projet et son extension possible de 8 réacteurs EPR2 optionnels.
Il n’ y avait pas grand choix, la future vente forcée des voitures électriques impose la réalisation de centrales électriques nucléaires, la production d’électricité renouvelable ne sera pas suffisante pour faire face au besoin. On a enfin trouvé un conseiller qui savait compter mais qui avait des doutes.