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Politique et humour

Voyage pour ailleurs ..suite et fin

Le voyage continue 10

 15h00 Nous avons visité le réseau de casemates, nous n’avons rien trouvé de nouveau , si ce n’est un stock d’uniformes, de la toile épaisse et solide, nous en profitons pour nous servir. Il est encore aujourd’hui difficile de trouver des vêtements neufs et résistants. Ils ne sont pas très jolis mais tout de même très confortables. Nous décidons de retourner à notre bateau, il nous attends au milieu de l’anse dans laquelle nous l’avions ancré. Il est temps de repartir vers d’autres rivages , il va falloir que nous investissions dans un canoë, nager pour retrouver notre bord n’est pas la plus heureuse des solutions. Ce soir nous dormirons à bord, une expérience nouvelle , j’espère que nous supporterons le roulis, demain matin, au lever du jour nous ferons route vers le sud, si les vents nous sont favorables, si la mer nous le permet.  

Jour 3

6h30 Nous quittons notre abri nocturne, cap vers le large puis ensuite vers le sud, nous sommes suivis par des oiseaux de mer, c’est très rassurant, nous ne nous éloignons pas trop de la côte, nos progressons par bonds. Il fait très beau, un soleil magnifique, un vent suffisant nous permet de voguer en toute sécurité. Nous progressons lentement, je prend les jumelles, au loin, je distingue sur la cote des immeubles d’une belle hauteur , une ville probablement, des Tours ?   La curiosité l’emporte sur la prudence, nous décidons, de voguer vers cette ville sans bien sur vouloir y accoster, une anse proche me conviendrait  parfaitement. Alors, cap vers l’Est. Félicité ne partage pas mon optimisme, elle craint que nous risquions de nous retrouver à nouveau prisonniers du monde des tours. J’insiste et nous voici en route vers l’inconnu. J’accoste en toute discrétion sur une plage étroite, je laisse filer l’ancre, je met le bateau en panne, je plie les voiles avec l’aide de Félicité , je ne sais pas quand nous le retrouverons, plonger dans l’inconnu est trop tentant. Nous quittons le bord, Félicité s’est prise au jeu, l’aventure nous attend à nouveau. Alors, nos sacs sur le dos, nos armes sur l’épaule , nous marchons vers ces immeubles, une ville vestige ou d’une ville encore vivante. Nous progressons lentement, à travers les terres, sans rencontrer personne, nous n’avons pas non plus traversé de route ni de chemins. Nous longeons la mer, je regrette nos wellos, ils nous donnaient bien plus de liberté et les déplacements étaient moins fatigant. Qu’importe, nous avançons avec prudence , mais nous ne rencontrons personne.

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